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Alvaro Santos Perreira. Ministre portugais de l’Economie «Nous souhaitons que Sonatrach vienne prospecter au Portugal»

Tuesday, February 19, 2013

-En octobre 2012, lors de la 2e réunion mixte algéro-portugaise, il a été convenu que les deux pays enclenchent une série de pourparlers autour de plusieurs projets de partenariat. Qu’a-t-il été fait depuis cette date ?

Nous sommes en train de développer avec l’Algérie des partenariats dans plusieurs domaines, dont l’industrie, l’énergie et le bâtiment. Nous travaillons pour que nous puissions avoir des résultats palpables dans les meilleurs délais. L’une des conséquences concrètes de cette coopération est la signature, dimanche dernier, de quatre accords dans le domaine de l’habitat, consistant à créer quatre entreprises mixtes pour la réalisation de 75 000 logements en Algérie. Nous coopérons également avec l’Algérie dans le domaine des TIC (technologies de l’information et de la communication), des infrastructures et de l’énergie. Je suis personnellement sûr que la coopération entre nos deux pays tend à se renforcer davantage dans tous ces domaines, mais aussi dans d’autres secteurs d’activité.

-Dans le domaine de l’énergie, nous savons que Sonatrach exporte ses hydrocarbures vers le Portugal, mais y a-t-il des projets de partenariat concrets dans ce domaine ?

Dans le domaine de l’énergie, non seulement dans le renouvelable, mais aussi dans les hydrocarbures classiques, nous voulons coopérer avec l’Algérie et/ou avec Sonatrach pour le lancement de certaines opérations de prospection d’hydrocarbures au Portugal, dans l’offshore et l’onshore. Nous avons déjà plusieurs compagnies qui s’investissent dans des opérations de prospection au Portugal et nous souhaitons avoir Sonatrach parmi ces entreprises. Les discussions sont actuellement au stade préliminaire. Nous envisageons réunir bientôt les deux parties en charge de ces questions afin de présenter les opportunités de chacune pour, ensuite, passer au stade des accords. L’autre souhait du Portugal est de voir des entreprises algériennes investir sur son sol. Et c’est une question que nous avons sérieusement débattue lors de la visite du ministre algérien de l’Industrie dans notre pays, en octobre 2012, lors de la tenue de la deuxième réunion mixte regroupant des responsables des deux pays.

-Qu’en est-il des investissements prévus dans l’industrie ? La règle des 51/49% est-elle un obstacle pour les investisseurs portugais ?

Dans certains secteurs, nous finalisons déjà les accords, notamment dans le domaine des TIC et l’industrie pharmaceutique où nous commençons à avoir des résultats palpables. Les entreprises portugaises investissent beaucoup dans le domaine de l’industrie en Algérie, dont l’agroalimentaire. Il y a un réel intérêt chez les entreprises portugaises à développer leurs marchés en Algérie, notamment dans les infrastructures de base. Les compagnies portugaises s’adaptent bien au marché algérien. La règle dite des 51/49% appliquée aux investissements étrangers ne dérangent pas trop les entreprises portugaises, puisqu’elles sont confrontées par moments aux mêmes lois dans d’autres pays. D’ailleurs, les quatre entreprises mixtes devant être créées dans le domaine de l’habitat répondent parfaitement aux lois régissant l’investissement étranger, dont la règle des 51/49%.

-Que fait le Portugal actuellement pour sortir de la crise économique et financière dans laquelle il s’était embourbé et quelle est sa position quant au débat actuel en Europe sur la rigueur budgétaire et la vraie valeur de l’euro ?

Le Portugal est en train de consentir un grand effort pour la réforme de son économie et le développement des fondamentaux de son économie. Nous sommes en train d’appliquer ce qui a été mentionné dans l’accord conclu avec l’Union européenne. Ce sont, certes, des réformes dures et difficiles, mais essentielles pour que le Portugal puisse sortir de la crise économique et financière. En un mot, la position du Portugal est simple : la rigueur budgétaire est essentielle. Concernant la valeur réelle de l’euro et le débat autour de la guerre des monnaies, nous pensons que ce n’est pas avec une monnaie faible qu’on peut assurer la croissance et le développement. Il est vrai qu’une monnaie européenne forte nous cause des problèmes à court terme, mais les réformes ayant trait à la compétitivité devraient apporter une réponse sur mesure à ce débat actuel.
 

Ali Titouche



Source http://elwatan.com

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